Chloé Dygert, la nouvelle étoile du cyclisme américain

Les championnats du monde féminin junior viennent de se terminer et un nom nous reste en tête, celui de l’Américaine Chloé Dygert, double championne du monde. Elle n’a pas seulement battu ses adversaires, elle a littéralement écrasé la concurrence en repoussant sa compatriote Emma White a plus d’une minute sur la course en ligne et le contre-la-montre. Emma White a donc été témoin de l’éclosion de ce véritable talent lors de cette semaine à Richmond. Mais pourquoi Chloé Dygert ne se contente pas de gagner mais impose véritablement sa loi, Velonova a essayé de s’intéresser à cela à travers le portrait de cette future championne.

Chloe Dygert

Chloé Dygert est originaire de Brownsburg dans l’Indiana où elle effectue sa scolarité et également où elle s’adonne dès son plus jeune âge au basket-ball. Elle excelle dans ce sport, elle aime le contact, dispose de bonnes qualités d’endurance et d’une bonne technique. Ce sport bercera son quotidien pendant plusieurs années. De nombreuses blessures viendront cependant la freiner dans sa progression et une blessure plus sérieuse aux ligaments l’obligera a se pencher de manière plus régulière vers le vélo.

Le vélo n’est pas son premier amour, ce qui n’est pas le cas de son frère Gunner de deux ans son aîné. Il va rapidement voir que sa sœur possède des qualités indéniables pour cette discipline et en fait part à son père. Les capacités de Chloé Dygert ne datent d’ailleurs pas d’hier car lors des camps d’entraînement de basket, elle était déjà la meilleure en endurance, elle sera même championne de cross-country. Comme nous le disions au début, au-delà de ses capacités physiques, Chloé Dygert est dotée d’un mental de guerrière, une petite anecdote atteste de cela. Un jour, elle avait décidé de s’adonner au soccer mais rapidement le coach avait dû la faire jouer avec les garçons : elle était tellement battante et aimait le contact qu’elle ne pouvait rester avec les féminines.
Après sa saison 2013 de basket-ball et une nouvelle blessure à l’épaule, elle se lance sérieusement dans le cyclisme et les résultats ne se font pas attendre. Dès son premier championnat des Etats-Unis pour les filles de 15 et 16 ans, elle remporte l’or sur le contre-la-montre et le bronze lors du criterium et la course en ligne. Malgré une dernière tentative avec le basket en début de saison 2014, c’est bien le cyclisme qui l’emportera et bien heureusement.

Dès ses premiers tests physique au Norman Cycling Center, elle montre qu’elle dispose d’un gros moteur et Joe Holmes (coach reconnu aux Etats-Unis) qui supervise ces tests comprend tout de suite que Chloé Dygert est un diamant brut qu’il va falloir tailler.
Cette année lors des championnats des Etats-Unis Junior, elle commence donc sa moisson avec deux titres (Course en ligne et contre-la-montre) et une deuxième place lors du critérium. Ses performances lui valent donc d’être sélectionnée pour Richmond. Elle entame sa préparation qui sera faite de 15 à 20 heures d’entraînement et de courses avec les professionnelles du circuit américain. Lors de la July’s Cascade Cycling Classic, elle termine 4e à 1’20 » de Kristin Armstrong qui remporte l’épreuve. Chloé Dygert est membre de l’équipe Twenty16 aux côtés de la même Kristin Armstrong à travers laquelle elle voit un véritable modèle.

Forte de cette préparation, elle se présente donc à Richmond pour un résultat… elle ne se loupera pas ! Elle atomise ses adversaires sur le chrono et dépose également tout le monde lors de la course en ligne. Une démonstration.
Quelle suite à tout ça ? Les possibilités sont multiples car la Fédération Américaine aimerait bien emmener la jeune Américaine à Rio et donc lui offrir la possibilité d’une médaille olympique. La poursuite pourrait lui convenir. Affaire à suivre…

Pour terminer et pour bien cerner le personnage et surtout son mental, Chloé Dygert est fan de l’ancien demi fondeur Steve Prefontaine, 4e des JO de Munich en 1972 sur 5000m et décédé dans un accident de voiture à 24 ans. Prefontaine avait un caractère fort et prenait la course à pied comme un combat, il était régulièrement l’auteur de phrase sur son sport et sa vision de la course à pied tel que celle si « Beaucoup de gens courent pour voir qui est le plus rapide. Moi je cours d’abord pour voir qui a le plus de tripes, qui peut se punir en menant un train d’enfer et se punir encore plus en allant jusqu’au bout »… On comprend maintenant pourquoi Chloé Dygert fait la différence. Cela promet pour la suite…

Article Philippe Leclercq | Photo AFP

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